
Des débuts jusqu'à aujourd'hui, plusieurs personnes ont aidé notre Société à se
développer. Nous voulons ici en remercier quelques-unes seulement, car il serait
impossible de toutes les nommer.
Ce site n'étant en fonction que depuis juillet 2000, nous n'avons cependant pas eu le
temps de faire autant d'hommages que nous aurions voulu. D'autres s'ajouteront dans un
laps de temps indéterminé.
HOMMAGE À M. JOSEPH-ALBERT PERRON
La SHGMC profite de ce site pour rendre hommage à M. Joseph-Albert Perron, un pionnier réputé à bien des égards dans notre milieu. M. Perron fut un des fondateurs et un membre très actif qui a contribué personnellement à donner à la Société d'Histoire toute sa notoriété et sa renommée actuelle. En nous léguant son fond d'archives, la famille de M. Perron nous permettra de perpétuer l'image positive de cet homme dans le futur. La Société d'Histoire les remercie pour cette importante contribution. La Société d'histoire met à la disposition de ce site l'homélie fait par son garçon lors du décès de monsieur Perron à l'église de Dolbeau au mois de novembre 2003. Le voici :
Hommage à mon père
Joseph-Albert Perron (1908-2003)
Il est difficile et périlleux de commenter, en quelques mots, une vie qui s'étale sur près d'un siècle. Permettez-moi de vous en brosser quelques touches, sur le canevas de la mémoire filiale.
Joseph-Albert Perron était un homme de Foi : foi en Dieu, foi en l'être humain et en tout son potentiel. Appuyé sur ces deux certitudes, il a cru que tout était possible : si Dieu ne l'a pas déçu, il a connu de grandes joies et subit quelques blessures de la part des hommes.
C'était un homme d'autrefois :
- Un homme du Moyen-Âge par son côté monastique, austère
et frugal, solitaire dans ses lectures, dans ses recherches, dans l'accumulation
de ses souvenirs, de ses collections, de ses trésors. Il avait 3 vies
: celle du dehors, celle de la famille et celle de la nuit.
- Un homme de la Renaissance, par son ouverture sur le monde, son désir
d'en connaître tous les horizons, sa soif approfondie de la vie, de son
sens, de sa beauté et de son aboutissement
Pour se faire, il a tâté de tous les métiers et de toutes les formations :
- Séminaire de Chicoutimi
- Scolasticat chez les Oblats, à Richelieu, Montréal et St-Boniface
- Enseignant au primaire
- Jardinier et pépiniériste au Manitoba
- Cuisinier de chantier ; un peu coureur des bois
- Commis voyageur ; commis libraire
- Journaliste
- Agent de la colonisation
- Courtier en assurances
- Représentant de l'Office National du Film
- Physiothérapeute
- Propriétaire d'un studio de conditionnement physique (boxe, yoga, jiu-jitsu, lutte)
- Professeur d'éducation physique dans toutes les écoles (garçons et filles de Dolbeau)
- Bibliothécaire
- Historien
Homme de la Renaissance donc, il voulait tout faire, il voulait explorer et expérimenter parce qu'il voulait tout connaître.
Mais c'était aussi un homme d'aujourd'hui qui était impliqué, même plus ! qui a façonné le monde dans lequel il a vécu. Il me faut citer quelques-unes des associations, des groupes, des mouvements auxquels il a appartenus, qu'il a soutenus, qu'il a fondés ou créés.
Je lui demande pardon, car j'en oublie sans doute quelques-unes.
C'était un homme de la nature qui s'émerveillait, tout nonagénaire qu'il était. Il plantait encore des arbres à la Maison du Bel Âge, l'année dernière. Pour lui, la nature était divine, vivifiante, consolante, toujours renouvelée et pourtant éternelle. C'est pourquoi il a voulu la connaître toute, la nommer, du plus petit caillou à la plus humble des plantes. Les collections du Centre Astro et ses collections personnelles sont le témoignage de son admiration et de son respect de la nature.
C'était un homme du vaste Monde qu'il faut apprivoiser en l'écoutant, en le goûtant ou en le touchant.
- Qui à Dolbeau dans les années 40-50, écoutait Mahler et Shostakovitch, les opéras de Wagner et de Rossini ? Lui bien sûr, et nous, par la force des choses.
- Qui, à cette époque, a mangé de la corneille, de l'ours, du siffleux, de la moufette, du castor, du rat musqué ? Il nous disait que c'était des nourritures rares. Et c'était vrai, car personne d'autre que nous en mangeait ; il nous disait que c'était délicieux et c'était vrai. Grâce au savoir-faire de Jeanne d'Arc, ces bêtes étranges se transformaient en plats de fête pour nous.
- Qui avait étudié au Québec (Chicoutimi, Montréal, Val-Cartier) aux États-Unis et au Manitoba ?
- Qui avait mis les pieds sur 4 continents ?
C'était un homme de livres. Il avait le goût de la phrase bien placée, du verbe correctement conjugué, du mot juste ; le français était sa langue et elle méritait qu'il la soigne. Pour lui, le livre était une source infinie d'enrichissement. Il y avait de 700 à 800 livres à la maison, durant mon adolescence. C'était plus qu'à la bibliothèque municipale. " Une belle bibliothèque vaut plus qu'un gros compte de banque " se plaisait-il à répéter. Jeanne d'Arc, quant à elle, aurait bien volontiers échangé quelques dictionnaires pour un compte de banque mieux garni. Nous étions 8 enfants et les fins de mois furent parfois difficiles.
C'était un homme de mémoire, sur les siens, famille, celle de tous les Perrons d'Amérique, depuis leur départ de France, celle de sa ville et de sa région. Fils spirituel de Mgr. Elzéar Tremblay, il a contribué à Saguenayensia mais aussi à développer l'intérêt des gens d'ici pour la généalogie, l'histoire, la vie des hommes d'ici et d'ailleurs. Il a visité la France, le Sénégal, l'Égypte, la Terre Sainte, pour retourner aux sources de la mémoire des hommes.
Dans sa bibliothèque, les trilobites voisinaient avec les pièces de monnaie romaines et la hache de guerre indienne côtoyait un bout de bois pétrifié des déserts d'Égypte. Et tous ces voisinages incongrus, c'était un peu la richesse du monde qu'il voulait partager avec nous.
C'était un homme bon, tendre, d'une extrême sensibilité, timide dans l'affrontement, généreux de son temps et de lui-même. Jusqu'à la fin, les projets ne lui manquaient pas, au point même que, parfois, il semblait s'enfoncer dans l'impossible. Heureusement, Jeanne d'Arc était l'ancre qui empêchait le bateau d'aller trop loin au large et de s'y perdre. Car, c'était un rêveur.
C'était un homme sévère, exigeant, intransigeant, intolérant parfois, impatient souvent tant sa vision devançait les intérêts des autres et les laissait loin derrière. Il aimait tellement ses semblables, il aimait tellement sa ville, il aurait voulu qu'elle soit plus belle, plus grande, plus attirante et que ses habitants soient aussi enthousiastes que lui pour son avenir.
Joseph-Albert était l'homme de toutes les attentions. Sa politesse était exquise. Il appartenait à la dernière génération des hommes galants ; il se levait quand une dame entrait dans la pièce où il séjournait. Il accompagnait toujours les visiteurs à la sortie de la Maison du Bel Âge. Il se signait toujours devant une croix.
Oiseau de nuit, il a lu, écrit, collectionné jusqu'aux petites heures du matin toute sa vie. Ces dernières années, même si ses yeux ne lui permettaient plus la lecture assidue des journaux et des revues, il passait encore ses nuits, jusqu'au début du mois de novembre, l'oreille collée à son transistor miniature. Et le matin, quand il se levait, il était déjà au courant de toutes les nouvelles de la ville, de la région, mais aussi des nouvelles internationales qu'il commentait chaque jour.
Il avait horreur de la guerre, de la violence et des massacres des hommes. Il n'y a pas si longtemps encore, entre les actes terroristes du 11 septembre, la guerre en Afghanistan et avant celle d'Iraq, il faisait circuler au Bel Âge une pétition pour la paix dans le monde.
Somme toute, cet homme aux nombreuses facettes était un honnête homme comme on l'entendait au 18e siècle :
- Quelqu'un qui voulait toujours apprendre, savoir et découvrir.
- Quelqu'un qui à son tour, sentait le devoir d'agir et de partager, avec les autres (sa famille, ses amis, sa ville, sa région), ce qu'il avait acquis.
Il se sentait comme une courroie de transmission entre hier et aujourd'hui.
Cet homme multiple, cet homme de toutes les curiosités c'était mon père, époux de Jeanne d'Arc Tremblay, notre père à nous, ses enfants : Hélène, Christine, Reine, Éric, Gertrude, Régis, Richard et Marc.
Nous l'aimions, nous l'admirions, nous en étions fiers. Il nous a touché, il a touché ses amis, ses étudiants, ses collègues, sa ville et sa région.
Qu'il repose en paix, car, à l'évidence, il l'a bien mérité
Par Marc Perron
Mercredi 26 novembre 2003
À l'église Sainte-Thérèse d'Avilla
Dolbeau.
Hélène Lavoie, directrice générale
Et
Toute léquipe de la Société dHistoire et de Généalogie
Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini Mai 2003
HOMMAGE À LOUISETTE VILLENEUVE
En ce 16 juillet de lan 2000, le Créateur rappelait à lui, une « grande dame » Madame Louisette Villeneuve.
Membre du conseil dadministration de la Société dHistoire et de Généalogie Maria-Chapdelaine depuis 1996, elle a été notre présidente bien-aimée à titre de déléguée de la Ville de Dolbeau-Mistassini de mai 1999 jusquà ce jour.
Femme de tête, femme de cur, déterminée, juste, persévérante et honnête ne sont que quelques-unes des qualités pour définir cette grande dame quelle a été.
Depuis nombres dannées, Madame Villeneuve sest dévouée corps et âme pour lavancement de notre collectivité et ses implications auprès de la communauté sont innombrables. Lan dernier, elle recevait le prix Dollard-Morin. Cette reconnaissance dampleur provinciale se voulait un hommage pour lensemble de son travail bénévole auprès des gens.
Reconnue pour sa détermination légendaire, Madame Villeneuve sest toujours battue pour aider ceux qui lentouraient et avec une simplicité qui lui était sienne.
Elle na jamais compté le nombre dheures quelle a consacré pour faire avancer les causes auxquelles elle se dévouait. Et à la Société dHistoire, nous savons à quel point elle a été généreuse de son temps.
Chère Madame Villeneuve, vous nous avez ouvert une voie pour le futur et sachez que toute léquipe de la Société dHistoire et de Généalogie continuera à marcher dans vos traces en ayant dans nos pensées que vous serez toujours là pour nous supporter, nous donner de lénergie et nous éclairer sur ce chemin.
Pour tant de générosité Madame Villeneuve
merci!
Hélène Lavoie, directrice générale
Et
Toute léquipe de la Société dHistoire et de Généalogie
Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini Juillet 2000
HOMMAGE À BERNADETTE FORTIN
Enseignante de carrière, Mme Bernadette Fortin sest toujours intéressée à lhistoire. Si vous voulez lui faire plaisir, amenez-lui une photo historique, pas en ZINC, elle est trop jeune pour ça, mais en noir et blanc de préférence, elle se plaira à vous identifier les personnes et à vous raconter de savoureuses anecdotes à leur sujet.
En parlant danecdotes , elle pourrait sûrement aussi vous en raconter depuis quelle sest jointe à la Société dHistoire quelle a présidée de mars 1993 à mars 1997. Elle pourrait aussi nous dire quelle est devenue une spécialiste dans le déménagement. De Dolbeau à Mistassini, elle sest promenée avec des boîtes de documents en attendant patiemment davoir un local permanent. Cest son acharnement et ses très grandes convictions qui ont su convaincre le conseil municipal de lui trouver un local convenable.
Contre vents et marées, Mme Fortin a su mener la barque de la Société dHistoire, éviter les récifs et parfois même les requins de la Finance. Pour éviter de couler à pic, elle a même investi de son propre compte. Jespère quon ne lapprend pas à son mari Charles qui, soit dit en passant, a toujours été son plus proche collaborateur et déménageur à ses heures pour la Société dHistoire.
Tous ceux qui on travaillé avec Mme Fortin se souviennent du nombre dheures quelle a consacrées à faire de la Société ce quelle est devenue avec le temps : une institution qui rayonne de plus en plus dans la MRC Maria-Chapdelaine et dans la région. Mme Fortin a dailleurs déjà présidé la Fédération des Sociétés dHistoire du Lac-St-Jean. Certains se rappellent quelle a même déjà perdu la voix en partant de chez elle pour aller présider une réunion à Pointe-Bleue.
Les membres du conseil dadministration de la Société dHistoire se souviennent de ses invitations annuelles dans son havre de paix sur la rue Laverdure. Ils se souviennent en particulier de ses petits plats et surtout de sa fameuse tarte aux framboises.
La Société dHistoire et de Généalogie veut vous remercier de ces nombreuses années de bénévolat, vos efforts ont porté fruits. Même si vous prétendez avoir de la difficulté avec vos deux 6 au lever le matin, nous vous souhaitons une longue vie et Merci encore !
Hélène Lavoie, directrice générale
Et
Toute léquipe de la Société dHistoire et de Généalogie
Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini Juillet 2000
HOMMAGE À DENIS LAPRISE
Monsieur Denis Laprise nous quitte pour la Grande ville de Québec. Monsieur Denis Laprise est un des membres qui a été toujours impliqué depuis le début à notre Société d'Histoire et de Généalogie. Toutes les histoires, il les connaît. Des bonnes et mauvaises histoires, tout pour faire avancer. Mais je veux que tu te souviennes seulement des bonnes. Tu as donné beaucoup de ton temps et nous t'en remercions infiniment.
Je tiens au nom de tout le monde que tu as côtoyé à notre organisme à te dire que nous te regretterons, car je sais que ces gens pensent comme moi.
Alors merci ! Pour toutes ces belles années consacrées à notre conservation du patrimoine.
Bonne chance à Québec et vive les chanceux qui t'auront comme
bénévole ! Et belle vie, reviens nous voir et ne te gêne
pas, c'est un peu chez toi ici !
Hélène Lavoie, directrice générale
Et
Toute léquipe de la Société dHistoire et de Généalogie
Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini Novembre 2002
HOMMAGE À CHRISTIANE LAPORTE
Je ne peux passer sous silence, cette personne qui s'est dévouée et qui a toujours été présente à nos réunions et nos activités (vente de livres, ateliers de généalogie, party, etc ). De plus, elle est une grande passionnée de la généalogie. Si un jour tu reviens dans le coin, ne nous oublie pas, nous avons toujours besoin de bénévole comme toi.
Nous tenons à te remercier et te dire bonne chance à ton nouvel emploi à Alma. Et bonne chance avec ta petite famille !
On pensera à toi ! Et viens nous voir
de temps en temps.
Hélène Lavoie, directrice générale
Et
Toute léquipe de la Société dHistoire et de Généalogie
Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini Novembre 2002